lundi 9 mars 2009

Du coq a l'ane

Nous quittons donc les Mutsaars, en route pour 18h de bus, pour Mendoza, la belle cite des andes. Nous arrivons tot le matin, petit-dejeunons a l'italienne en terrasse, nous enquerrons tout de suite de savoir comment trouver nos places pour manu chao, arrivons les premieres au guichet, payons 60pesos chacune (15euros, une broutille) et continuons la journee en ballades, decouverte de la ville, petits cafes, on flane, on traine, on prend des photos, encore et toujours....

Nous decidons d'aller diner en terrasse avant d'aller voir manu nous donner sa voix, son corps, nous vendre son ame, sa soul.... On boit un peu de vin, et partons toutes gaies au concert avec rien dans les poches sinon un billet de 100, des clopes pour moi, et pour boulette, son appareil photo en bandouliere dans sa sacoche, bien accroche...

On arrive au concert, Manu avait deja commence, on se precipite en courant parmis la foule, au devant de la scene, et tombons... dans l'antichambre de l'enfer! Des argentins suant, transpirant, suintant, sautant, bousculant, beuglant, nous avons perdu le controle de nos popotins, que les latins dechaines ont pris en main... Laurence veut quand meme immortaliser le moment, prendre la photo qui nous aurait fait pleurer de nostalgie au retour, qui vous aurait fait baver d'envie sur facebook: Manu suant, transpirant, suintant, sautant, bousculant, beuglant, a l'image de son public, de ses fans, notre gourou a tous dans toute sa splendeur...
Dans la folie generale, Laurence degaine la sacoche, qu'elle trouve vide...
Et c'est la que l'antichambre de l'enfer est devenue l'enfer lui meme. Laurence me hurle qu'elle s'est fait piquer l'appareil, mais espere quand meme qu'il est tombe par terre, et dans son innocente candeur, plonge au sol pour tenter de le retrouver. c'est alors que je me retrouve au dela de l'enfer, dans la fosse abyssale des enfers; je perds Laurence, qui avait perdu son appareil. Je decide d'employer la methode contraire a celle de ma chere cousine, forte de mes lecons rosariennes de capoeira, je saute le plus haut que je peux, frenetiquement sur mes deux gambettes, esperant voir le visage tant aime de ma bouboule remonter a la surface. Les argentins, genereux, solidaires, altruistes, me poussent au train pour m'aider dans ma quete... Je decide alors de prendre les choses en main, n'ayant pas assez des ressors qui me servent de jambes, je requisitionne les epaules de solides jeunes hommes pour tenter de retrouver le Boulon manquant ( Laurence - je ne me resouds pas a l'appeler ainsi - beneficie depuis quelques temps de nouveaux affectueux sobriquets tels que la boule, boulon, bouchon, etc...). J'essaie de gueuler plus fort que Manu, et soudain, du rose, du blond venitien, une peau moite et doree, c'est ma Boulette, sauvee des eaux, qui revient a moi! Je descends de ma monture, m'enchaine a ma moitie, et nous partons comme nous sommes venue, vers le fond du stade, en courant, l'enthousiasme en moins.

je tiens a saluer la reaction de Boulette, que j'ai beaucoup admiree. Elle n'a pas fait tout un patakes de sa douloureuse perte comme je l'avais fait moi, elle a garde le sourire. Fiere, altiere, elle tendait un visage beat a Manu, ses mains desesperement vide de tout objectif vers la scene, tenant absolument a passer malgre tout une bonne soiree, et a profiter de l'instant present, sans instantanne. Classe, tres classe la Boule, du sang froid, pas de laisser-aller, aucune trace de colere, de rage. De la resignation, du recul, de la sagesse, "action-recuperation" (devise de M.Servant, le maitre d'hotel qui m'a tout appris en matiere de restauration, mon maitre, mon dieu vivant... A cet instant, elle en etait l'incarnation...) Nous avons donc recree une mini-fosse au fond du stade, nous dechainant a l'argentine, et meme pire, puisque nous avions l'espace dont ils ne beneficiaient pas au devant de la scene. Nous nous sommes faites biches, cabris, gazelles, sautant, virevoltant, tournoyant, au son des chansons aux accents revolutionnaires pro anarchistes de Manu.

Au passage nous sommes quand meme allees signaler le larcin aux vigiles, et pile a ce moment la passe un argentin dont j'avais repere qu'il avait les mains baladeuses, evidemment, elles etaient grosses comme des pattes d'ours! Et Paf le chien! On l'a fait mettre dehors, et il s'en est fallu de peu que je ne lui rende la monnaie de sa piece d'un bon coup de pied au c... Nous sommes donc retournees au stade avec la satisfaction du devoir bien accompli et de la justice retablie.

Arretons nous maintenant sur le concert de Manu. Manu porte bien son nom "chao", il lui colle a la peau! Apres une demie heure de concert, Manu frappe dans ses mains en disant "gracias Mendoza, gracias a todos, muy bien, gracias, gracias MENDOZAAAAAAAAAAA!" et se barre... "Chao Manu!"... et revient! et cela apres chaque chanson... Il maintient le public en haleine, sur les nerfs, sur le qui-vive, en faisant croire apres chaque morceau que c'est fini, puis en revenant quand la foule desesperee clame son nom comme un seul homme... Tres tres efficace! cela pendant 2h d'affilees quand meme, a la fin on a envie de lui dire "Ciao!" a Manu Chao. Moi je vais faire la meme chose, je vous invite a un concert de moi-meme, vous venez, a peine la lumiere tombe, le projecteur projete, je vous remercie gentiment, et repart aussitot! "Bienvenus a mon concert, merci de vous etes deplaces, j'apprecie le geste!" et hop je m'eclipse! Vous, absolument degoutes, ralez, pestez, tempetez:"remboursez nos invitations!!!!" et hop je reapparais, et la vous poussez un "ahhhh" de soulagement, vous pensiez la soiree perdue, mais en fait non, et voila, j'ai deja gagne le public! Trop facile....

Bref, le concert s'acheve, on tente vainement de rejoindre les loges de Manus, nous retrouvons parmis des marginaux dont nous ne faisons pas parties (malgre l'aspect fanatique de nos danses du bonheur durant le concert), et decidons de rentrer sagement chez nous, dans notre hostel bien douillet, ou il y a des cadenas aux placards, et ou mon appareil flambant neuf repose en paix.

Nous nous endormons d'un sommeil lourd.

Le lendemain, nous partons en excursions, la tete basse a vrai dire, le contre-coup de la veille... Manu n'est definitivement plus parmis nous, on ne sait plus s'il est un bon ou un mauvais souvenir, et l'appareil nous manque, nous savons toute deux la peine que cause le vol d'un tel objet... Nous montons dans le minibus, et qu'est-ce qu'on nous passe dans les enceinte? Du Manu chao! Et de qui parle-t-on a tort et a travers, en anglais, en castellan? de Manu Chao! On avait envie de briser les vitres, d'hurler de douleur, de nous couper les oreilles! Nous avons prefere dormir pour moi, ecouter le baladeur mp3 pour Laurence...

Nous arrivons sur le site de l'excursion et on nous sort bien vite Manu Chao de la tete... Au programme, une heure de marche dans la montagne, suivie de la descente en rappel de trois pentes abruptes, plus verticales que les verticales de la cour carre du Louvre, de la hauteur de 7, 14, et 40 metre... Ca nous a vite remis les idees en place, arrache au passe, projete dans le present. La marche, pas de probleme, les doigts dans le nez en valsant, meme si c'etait assez dangereux, sur des cretes, tout le monde a la queue leu leu, des idiots qui avaient pris des converse et glissaient dans les descentes, manquant de faire tomber ceux qui les precedaient.

On arrive a la premiere pente. La guide, assez cocasse, fait tout un laius en español, qu'elle traduit tres simplement ensuite en anglais " Rope, mousqueton"....et demerdez vous ceux qui ne parlent pas la langue du christ! (un jour Papa en espagne avait demande son chemin a un passant en francais, et le passant lui avait repondu qu'il ne lui repondrait que si Papa s'adressait a lui dans la langue du christ...Il est mondialement connu que Jesus parlait un español impeccable...). Bref, on nous accroche, on nous mousquetonne, et hue! cocotte... Laurence et moi, et certains autres aussi pissant a moitie de peur, personne n'avait fait de rappel avant... On se demandait bien ce qu'on faisait la... On passe finalement tous la premiere pente de 14 metre. On arrive a celle de 7 metres, une broutille, un jeu d'enfant! Puis arrive celle de 40 metres. La, on se signe. On adresse une derniere priere, je fume une derniere cigarette, avant de me preparer a mourir dans d'atroces souffrances, ecrasee, sanglante, 40 metres plus bas. Il se trouve que mon mousqueton etait coince, il fallait le devisser pour passer je en sais quelle poulie ou autre engin de torture, et personne n'arrivait a deserrer la vis... Arrive un maitre trekkeur, bandanna au crane, large machoire, visage rond et rassurant, c'est mon sauveur. L'angoisse a la perspective de descendre le monstre me faisant trembler, je le taquine en voyant qu'il n'arrive pas a deserrer la vis. Il arrivait roulant des macaniques, et je lui dis " ah son todos chambucheros los argentinos eh...." (vous etes tous des baratineurs vous les argentins.." Il se cabre, se rebiffe, souffle, sue, transpire, et n'y arrive pas. "ah ah! desperte el macho en vos!" (j'ai reveille le male en toi!). Pique au vif, il s'acharne, s'ampoule la main. J'en rajoute: "que te puedo decir, todo no puede ser perefecto como en Francia" (que veux tu que je te dise, tout ne peut pas etre parfait comme en France!). Il me regarde l'air rageur, retente une derniere fois, comme le singe decouvrant l'objet contendant, attrappe une pierre et cogne desesperemment sur mon harnais. Rien n'y fais et la fifille a une grosse ampoule au pouce en prime! Bref, on m'attache un deuxieme mousqueton, et je me lance dans le vide, avant tout le monde, j'avais demande la permission, car j'etais prise d'une envie tres pressante, il fallait donc j'en termine au plus vite....Et ben j'ai du attendre, et ne faisais plus la maligne, les 40 m de vide au dessous de moi. a peine descendue de deux metres, j'ai tente de chercher une solution pour remonter, en vain, j'ai du tout descendre. Le pied a peine touche terre, me suis precipitee me soulager de toutes mes angoisses. je n'ai donc pas vu ma cousine decendre. mais elle m'a raconte qu'elle avait cru mourir. Epuisee par la marche et les deux pentes precedentes, vannee physiquement par le concert de la veille qui nous a fait nous coucher bien tard, et moralement par le vol de notre troisieme oeil, elle se voyait deja faire un faux pas et s'applatir comme une crepe en contrebas. Elle a finalement vaillemment releve le defi, sans regarder une seule fois a terre, et a elle aussi, il lui a pris l'envie de remonter....

Recompense de tous ces efforts: un sympatique dejeuner en groupe, suivi d'un temps de detente et de bronzette dans les eaux thermales naturellement chaudes du jardin aquatique du site. On a parle avec plein de gens, avons dormi, bronze, recupere, et toutes ces emotions nous ont fait oublier celles de la veille, La Boule a fait le deuil de son appareil. Une force, un controle de soi, je ne sais pas comment elle a fait.. Surtout que c'etait un cadeau de ses amis, c'etait surtout ca qui lui faisait le plus de peine... L'appareil en lui meme, bon, mais imaginer la deception que ressentiraient ses potes en apprenant la nouvelle, c'etait ca qui ne passait pas, et qui encore maintenant reste un peu la... Elle est comme ca la Boule, tout amour et gentillesse! Oncle Charles et tante Arianne, de la bonte elle est devenue ma deesse! Tout comme maman je vous dis, ce sont les memes!

A peine descendues du van, nous nosu douchons et repartons dare-dare pour Salta. Le temps presse, il ne reste que 15 jours pour faire le nord! Apres je ne sais meme plus combien d'heures de bus, et de retards dus aux problemes de surchauffe du moteur (on a pris une compagnie du nom de Flecha bus, et on rampait, litterallement...), on arrive a Salta a l'hostel. Au bout d'un mois de voyages et de parlotte, on etait arrivees a un niveau de saturation question rencontres. On en pouvait plus de raconter toujours la meme chose, de poser toujours les meme questions! On s'est retrouvees, l'une parlant avec une italienne, l'autre a un argentin, a les ecouter placidement en retenant les baillements et en revenat de se coucher. On s'est retrouvees dans la chambre, en soufflant d'exasperation, mais qu'ont certains voyageurs a parler parler parler sans s'arreter? eux, eux, eux, toujours eux, leurs experiences, leurs questionnements, mais on s'en fout! On benissait les timides et les experts de la vie interieure...

Voulant cherger les photos de Mendoza sur un ordi, on se rend compte que la carte memoire ne repond plus... decidemment Mendoza ne nous aime pas, nous maudit, veut nous priver de nos troisiemes yeux! On la confie a un expert, occupez vous bien du bebe, on revient le chercher dans 5 jours.
On part ensuite a Tilcara, dans la vallee des peintres, patrimoine de l'humanite.
On change de pays, c'est frappant. La terre est rouge, seche, la vegetation n'y est pas luxuriante comme au sud, et la couleur des rivieres (ocre) laisse fortement penser qu'en s'y baignant, on en sortirait couvert d'or... Plusieurs fois j'ai voulu convainvre la Boulette d'aller chercher des pepites, mais realiste, rationnelle, elle m'en a dissuade... Tilcara, c'est comme l'ile de re, les maisons sont toutes de la meme hauteur, de la meme architecture, basse, et de la meme couleur, ocres comme la terre. Nous avons visite les ruines et les champs de cactus, puis sommes parties le jour meme a Purmamarca, le trajet en bus le plus court du voyage, 30 minutes, un record! J'avais pris mon yuku, et jouait une petite melodie au fond du bus, derriere nous un jeune indien de notre age, beau comme un dieu, avait une flute de pan, et m'a accompagne spontanement... Un moment magique, frissons de bonheurs, mode extase, et naturel a la fois, c'est pas tous les jours, une premiere! On a meme joue "el condor pasa", c'etait parfait!

Purmamarca, c'est tout petit, c'est tout mignon, tout charmant! On y est restees deux jours, le premier dans un hostel que le routard decrivait comme rustiquissime et qui s'est avere etre le meilleur du voyage, enfin seules dans un dortoir, sa sentait bon le savon de marseilleu, l'hotesse douce comme un ange, la montagne en face, verte ( pas de vegetation, mais de roches, incroyable) d'ou le nom de la valee des peintres, il y a des montagnes rouges, roses, bordeaux, jaunes, vertes, multicolores! Le disneyland du lumix panasonic! On a mitraille! Le soir,petit concert improvise de musique peruvienne sur la toute mignonne place du village, flute, guitare, charrabgo que jouaient une bande de jeunes qui vendaient des bijoux artisanaux pour se payer un tour de l'amerique du sud. La Boule etait en mode surextase, sequence emotion a Purma, elle planait a dix mille. Les couples qui s'enlacent, les enfants qui jouent, les musiciens qui accompagnent tout ca, c'etait trop! Moi j'avais les idees un peu ailleurs, refroidie par le fait que ce soit la mousson au bresil et que Luis l'architecte n'y soit pas pour m'y accueillir, j'avais change de plan et voulais me rendre en equateur apprendre a rider les vagues au sein d'une communaute de surfeurs tout en servant et chantant, et je me demandais un peu qu'est ce que c'etait que cette drole d'idee qui m'etait venue en tete, je cherchais le pourquoi du comment. En plus la vue des grosse galoches que se roulait le couple a cote de nous me rendait bien nostalgique, deja en moi naissait l'idee du retour....Nous sommes allees nous coucher ensuite, l'une la tete pleine de reves, l'autre, pleine de questions....



Le lendemain nous sommes parties a l'assaut des montagnes de sept couleurs, une grosse ballade en plein far west, ou on chantait ou sifflait el condor pasa et le bon la brute et le truand. La Boulette, encore toute excitee de ses desecentes en rappel, voulait tout escalader, et a en effet grimpe plusieurs collines, quand je la regardais au bas, a travers le viseur de mon appareil, immortalisant ma cousine dans son euphorie inextingible. Auparavant nous nous etions fait un super resto a 3euros par tetes, et j'avais pris ma decision de retourner a Paris. On a donc parle de notre annuelle grosse teuf au Saussay, et arrete le theme, ca sera soiree Argentine... on n'en dit pas plus.
Apres la balade, nous avons fait quelques achats pour la soiree, vous avons achete des cadeaux, et un gros sac pour ramener tout ca. Le soir nous avons teste une autre auberge, ou est venu chanter un groupe de folklore des andes. Au milieu du tour de chant, ils demandent a chacun de faire un poeme en vers, conmme ca, a l'improviste, en castellan. Arrive le tour de notre table avec la Boule. Auparavant il faut ouvrir une parenthese (attention, passage vulgaire). Depuis que je suis ici, les argentins me saoulent en disant que je dois absolument gouter la "carne argentina", la viande argentine, mais ils ne parlent pas de la vache, ni du mouton, et vous devinez de quoi ils parlent evidemment....Donc arrive notre tour, et ce passage ne sera compris que par ceux qui sont inities a la langue du christ, je n'en ferai aps la traduction. Dans la salle du resto de l'auberge il y avait plusieurs ciouples attables, tous plus vieux que nous. Arrive donc le tour de notre table (dont j'etais le porte parole) pour reciter des vers improvises. je commence donc dimidement:
"Me gusta la musica andina, no hay musica asi en Francia..." (J'aime la musique andine, il n'y a pas de musiques comme celles-ci en France) Je m'arrete, fais une pause, pas de reaction, un flop total, c'etait trop pour mon ego, je devais me reprendre! je continue donc " Y me gusta la carne argentina, pero la que se come, no la que se chupa!" (novices, a vos dicos!). Point final, je jauge la salle, un temps mort, puis fait un grand sourire et la tout le monde eclate de rire, c'etait l'effet escompte, j'etais ravie, defi releve! Ils se demandaient si je savais ce que je disais, et a mon sourire, ont vu que oui, ils ont bien rigole, mon ego etait sauf, ma fierte, preservee! Vive la facilite de la vulgarite! Cela nous a valu un petit vers hommage du chanteur, qui a dit en castellan qu'en voyant nos deux tetes blondes, dans la poitrine lui battait fort le coeur... S'il avait eu plus de dents et un peu moins de gras, peut-etre y aurait-on goute, a la carne argentina!

Le lendemain nous nous sommes rendues a Humahuaca, soit disant super ville selon le routard, qui decidemment avait tout faux pour cette region de Jujuy. On est arrive dans une ville fantome, dediee entierement aux touristes qui en etaient absents. On s'est paye notre balade quotidienne, dan le lit d'une riviere, ca a rattrappe un peu la deception. de la on devait se rebdre dans la journne a Iruya, village tres tres haut perche et quasi innaccessible ou vont seulement les vrais routards, sauf que ce jour-ci il etait vraiment inaccessible, la route etait coupee, pas d'Iruya pour les routardes! On a donc decide de se revenir a Salta, et de partir direct pour la region reve de Boulette, Misiones.... Le film Mission qui y a ete tourne etait son film prefere quand elle etait petite (mais a quoi a ete nourrie cette enfant? moi c'etait "genial mes parents divorcent", quoi de plus normal?). Nous voici donc de retour a Salta plus tot que prevu, a 4h de route. On va chercher la carte memoire, le docteur est navre, il n'a rien plus faire, il faudra voir ca en france... pas de souvenirs visuels de nos exploits en rappel, mais bon, on commence a avoir l'ahabitueçde des problemes avec les photos, ca ne nous emeut meme pas! Le lendemain, nous prenons un autre bus pour san Ignacio ou se trouvent les plus belles mines des missions jesuites. 18h de trajet dans un bus ou le systeme de clim fuyait, on avait les pieds dans l'eau. Il y avait un gros bresilien derriere nous en plus (un de ces bavards qui ne s'arretent de parler que pour manger, et encore...) qui parlait tres fort, je lui ai demande de baisser le ton, au grand soulagement de nos voisins de sieges. Les gens sont parfois trop polis et pas assez egoiste, moi c'est le contraire, mais il arrive que ca arrange tout le monde! Il faut de tout!
On est tombees amouresues d'un bel hidalgo dans le bus... Je l'ai croise en allant rincer une peche au robinet de l'etage du bas, il s'y lavait les mains, m'a cede le passage, et en allant a mon tour me laver rincer les mains apres l'avoir mange, il a voulu savoir si ma pomme etait bonne, je lui ai dit que c'etait une peche, et que oui, elle etait excellente, nous avons croise nos regards, il m'a souri de toutes ses dents, j'ai ete eblouie, ai presque defailli, et suis remontee annoncer la bonne nouvelle au Boulon, il y a un beau gosse dans le bus, trop chouette! Elle a fait plus tard sa connaissance dans une situation bien plus particuliere, et moins poetique et legere on va dire...
La porte des toilettes du bus etait tellement dure a ouvrir que la plupart des gens faisaient la queue devant un WC vide.... Boule y est allee alors que quelqu'un en sortait, n'a donc pas pu apprecier la difficulte de la tache. Au moment d'en sortir, elle deloque, pousse, et s'appercoit que la bobine ne cherre pas. Elle panique, claustrophobe, commence a penser qu'elle va passer tout le trajet coincee dans les waters immondes du bus, sue, transpire et finit dans un geste de desespoir par tambouriner frenetiquement sur la porte pour qu'on la sorte de la... et qui vient la sauver? le bel hidalgo tout amuse de la situation, qui tire tout simplement sur la poignee avec force.... Boulette remonte, me raconte, on rigole bien, imaginez le jour du mariage (oui messieurs, les filles ont beaucoup d'imagination, ca va parfois tres vite, et plus vous etes beaux, plus vite ca va!): ils se sont rencontres a la porte de wc insalubres, vaillant, courageux, il l'a sauve d'une crise de claustrophobie.... On s'est retrouves aux pauses du trajet, et on a bien rigole!

Nous arrivons le lendemain san Ignacio, petit village perdu dans une campagne a la terre rouge rouge rouge, a la flore verte verte verte, au ciel bleu bleu bleu... tres tes beau, mais pas un chat, une chaleur de bete, une humidite qui vous colle le cuir a la peau. On negocie une douche dans un hostel, nous restaurons, et partons nous recueillir sur les ruines de l'ancienne communaute indigeno-jesuites, sujet du film prefere de la Boule. C'etait tres beau, tres ensoleille, tres photogenique. Alors je ne sais pourquoi, il m'a semble juste de rendre hommage aux jesuites, a mon grand-pere partenel qui aimait les jesuites et aimait faire des poiriers, et a mon pere qui a fait ses classes a Franklin chez les jesuites, en faisant un poirier moi-meme. je me suis donc retrouvee jambes en l'air, tete en bas, au milieu de la cour, sur le carre d'herbe central de la petite cite de la communaute jesuite...! surrealiste! Mais a mon oreille ca sonnait juste.
On a visite tout le site en sifflant le theme du film mission de ennio morriconne, la Boulette etait en mode extase, spectaculaire, cinematographique, ecran geant dolby surround.
On est reparties avec en poche, un cd de musique traditionnelle guarani de l'epoque, hermoso. Le but est d'en remixer des morceaux pour la soiree de juin, dj, a vos platines!

Ensuite, nous prenons le bus pour aller a la deuxieme etape phare du voyage, puerto iguazu, ou se trouvent les plus belles chutes d'eau d'amerique. C'etait le bus de la loose. Deja, on nous avait vendu 80pesos de billets pour aller a la direction opposee, on a du repayer 80pesos. Ensuite, le bus etait tout vieux, tout sale, tout bonde, mais ca a la limite c'etait pas grave. Derriere nous, des gamines dont la mere avait bien 5 ou 6 ans de moins que nous hurlaient sans cesse. Moi je m'etais colle le mp3 aux oreilles et etait a dix mille lieues du bus, en train de me rewinder mes 6 mois de vie sur le continent, en ecoutant des musiques bien melancoliques, et en regardant la larme a l'oeil defiler des paysages que je ne verrai plus de sitot. Pas moyen que je fasse la charite d'un ecouteur a la pauvre Boulette, j'etais dans mon moment, egoiste et impolie. Boulette se retournait regulierement l'oeil rageur vers les petites filles qui lui donnaient des coups de pieds dans le dos et l'empechaient de dormir, mais ses regards menacants de les intimidaient pas le moins du monde. Elle avait notre sac en toile de souvenirs a ses pieds. Au bout d'un moment elle me dit que ca pue le vomi, mais comme elle est tres sensible aux odeurs, et que moi, ayant profite que deux sieges a cote etaient libres et avait migre, ne sentait donc rien, nous ne nous en somme pas alamees davantage. A la sortie, apres un trajet interminable ou ils nous ont passe tous les plus beaux navets de sylvester stalone, on se rend compte que le sac etait tache de vomi, tout comme le short de Laurence qui avait porte le sac en question. Elle etait au bout du rouleau, persuadee que les petites gamines s'etaient vengees de ses mauvais regards en rendant intentionnellement sur notre sac, en cachette.... On en a ensuite bien rigole!


J'ouvre une parenthese pour signaler, qu'en effet, cette partie du blog est tres pipi toilettes vomi, mais ce blog, si je l'ecris pour vous, je l'ecris aussi pour nous, ce sont des moments qui nous ont marque, qui nous font rigoler quand on y repense maintenant, et qui dans 40 ans, quand notre memoire nous fera defaut, et que nous relirons ces lignes, nous feront hurler de rire tres certainement. ârdonnez moi d'etre egoiste et impolie, mais au fond, je m'en cogne!
J'ouvre une autre parenthese. On pense parfois, que le voyage vous change, vous transforme. Je pense qu'il vous aide a mieux vous connaitre et vous assumer, en temoigne la precedente parenthese....

Nous arrivons donc sur les rotules, sale et puante pour la Boule, un peu tristoune et melancolique pour moi, dans un hostel aux antipodes de ceux que nous avions connu jusqu'alors. une usine a jeunes touristes un peu fashion, des blondasses americaines a gogo, des israeliens tous boucles a ne plus savoir qu'en faire. ce petit monde ce balade en quasi tenue de soiree, un verre a la main en tous endroits, piscine, cyber, chambres, on etait plus en argentine, on etait en springbreak a cancun.... pas du tout notre tasse de the. On se couche bien vite, car le lendemain des chutes belles a tomber amoureux nous attendent....

Aujourd'hui, donc, ce matin (il est 5h du matin a l'heure ou je vous parle, Boulette dort, et j'ecris depuis 1h du matin), nous sommes allees aux chutes. On est parties avec un petit van, assises a cote du chauffeur qui etait de fort mechante humeur, ce qui a acheve de me mettre moi de bonne humeur (esprit de contradictyçion, quand tu me tiens!) "Alors, ca gaze l'ami, comment t'appelles tu? je peux te chanter une chanson? c'est du floklore argentin, tu vas adorer, j'ai une tres jolie voix tu sais! allez chante avec moi! tu m'as pas l'air de bonne humeur, tu as marche dans de la crotte de chien? comment t'appelles tu? Moi je m'appelle Gonzales et voici ma cousine concepcion!" Ca a cheve de le derider, et il est entre dans mon jeu en se payant lui aussi gentiment ma tete, en me disant qu'il venait de tchekoslovaquie, qu'il travaillait avant dans le traffic d'organe, que sa femme etait morte pour les besoins du business, un client tres riche qui avait besoin de deux reins... bref, on a eu des bons fous rires et sommes arrivees euphoriques sur le site. On etait meme pas rentrees on sifflait deja mission d'ennio morricone, et je n'avais qu'une seule idee en tete, prendre une photo des chutes avec un condor qui passe devant....
Les chutes d'Iguazu ce sont de la foret tropicale pleine d'animaux exotiques (iguanes, monarques, armadellos) , des rivieres, et des falaises d'ou tombent des trombes d'eau. C'est un spectacles epoustouflant, magnifique, superbe, oh la la que c'est beau, en mode naturel, sauvage, exotique, extase, spectaculaire, eclatant, tout a la fois!

Apres avoir crapahute un peu partout, nous avons pris un canoe a moteur avec d'autres touristes, pour aller se faire mouiller sous les chutes. L'excitation nous a galvanise, et nous avons chante a tue tete, d'abord des idioties, (alez hop on y va en route pour l'aventure, ou encore, denver, le dernier dinausore), puis on a enchaine sur quelque chose de plus profond, Celine Dion, pour que tu m'aimes encore, enfin on a beugle la musique d'ennio, mission d'abord, et on a termine en apotheose avec la musique de Christophe Colomb a tue-tete, que cette fois-ci tout le bateau ou presque a repris avec nous, un moment d'emotion intense!!!!!!
Tout le monde est revenu, en bons toutous bien eduques, en petit train a vapeur, alors que la Boule et moi (Boulette etait la locomotive, je trainais un peu la patte) avons fait tout le chemin du retour a pied, et avons pu apprecier le spectacle de cette nature luxuriante, sans entendre des oh my god, dios mios, clic clac d'appareils photos a tous bouts de champs... trop sympa, on etait plus des valises!
On est rentrees a l'hotel vanees et avons flane a la piscine, et sympathise avec des francais qui se trouvaient derriere nous dans le bus du matin ou on racontait n'importe quoi au chauffeur, et dans le bateau ou on a mis une ambiance du tonnerre, ils nous ont trouve bien sympathiques et rigolottes!

On part demain pour Rosario, ma ville cherie (que j'ai hai pendant un mois c'est vrai), ma cite, mon berceau latin, mon reve americain, recuperer mes affaires, aller dans mes endroits preferes une derniere fois, et dire aurevoir a mes copains....snif!

je pense que le blog s'acheve maintenant, a moins qu'il ne se passe des choses completement folles a Rosario, on verra.

Quand en ecrirai-je un autre? le plus tot possible, car l'amerique latine j'adore et de que je peux, j'y retourne, c'est un peu comme mon deuxieme chez moi, un endroit auquel j'appartiens, et ou j'ai maintenant racines et souvenirs....

arivederchi argentina, goodebye, chau, ciao, adiou!

mercredi 4 mars 2009

Le routardes a roulettes




























Bien bien bien...Nous nous etions arretes au Bolson, les italiens, le frenchy, la croisiere s'amuse, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil!Nous nous sommes rendus, apres notre parenthese enchantee au Bolson, a Bariloche, avec toute la petite famille franco-italienne. Forte de mon mois passe en Patagonie avec Nicolas, je me suis improvisee guide touristique, sauf qu'au lieu d'expliquer "ici, un chalet suisse du 19eme siecle, la une cabane mapuche, la bas le cerro campanario" je ponctuais nos visites de "et avec Nico on a fait ci, et avec Nico on a fait ca, on a campe ici, on a marche la, etc etc"...Pour le plus grand bonheur de toute la petite troupe, pas du tout excedee par mes commentaires pleins de nostalgie....Nous nous sommes arretes dans le super hostel tout en bois de la Bolsa, avons dine dans un restaurant francais ou comme dirait guillaume qui vient du sud, a chaque coup de fourchette on avait l'impression de "bouffer le cul d'une abeilleu", on a eu la traduction en plus distingue par Laurence: "c'est du p'tit Jesus en culotte de velours..." festival d'expressions, echange de culture, de traditions, les voyage forment la jeunesse!Nous avons fait la route des septs lacs en voiture, nous sommes promenes, avons escalade le cerro campanario d'ou nous avons pu apprecier une vue imprenables sur un veritable labyrinthe de lacs et de montagnes, bref on a profite! Je me suis fait au passage MORDRE par une abeille, et oui, ici, elles ne piquent pas, elles mordent, les vicieuses! Non contentes de deverser leur venin, elles repartent avec un cadeau de la maison, le petit bout de chair.... Peut-etre elles aussi utilisent l'expression "on a l'impression de bouffer le cul d'un humain...". Ah mais d'ou vient cette manie que l'on a de personifier les petites betes lorsque l'on est Argentine??? Lorsque j'etais a Villa la Angustura, mes deus ex-colocs vegetariennes avec lesquelles je ne me suis finalement pas installee m'avaient aussi tenu ce langage: "Ici, on est amoureux de la nature, les insectes, les abeilles, les guepes, lorsqu'elles rentrent dans la maison, on ne les tue pas, on les invite a sortir..." Apres vous madame! Est arrive enfin le jour tant redoute de la separation, qui coincidait pile avec celui ou j'ai recu le colis de noel de mes c hers parents, foie gras, jurancon, creme d'asperge et chocolats....On s'est donc quitte dans les regles de l'art apres un apero gastronomique a 1h de l'apres-midi, juste avant que Boulette et moi prenions le bus qui allait nous emmener au pays enchante, a san Martin de los andes, dans le monde merveilleux des merveilleux Mutsaars....On s'est quitte, on a pleure, mouche, secoue fichus blancs, arivederchi, aurevoir, adiou! MAIS grace a facebook, le contact est maintenu, et on s'envoie des petites pensees les uns aux autres en se taggant allegrement!Nous sommes donc arrivees, nostalgiques mais impatientes, a la gare omnibus de San Martin de Los Andes, ou nous attendait Thierry, dans toute sa superbe, au volant d'une R19 completement deglinguee.... Son 4x4 venait de le lacher, et on lui avait prete celle-ci... conscient que les petites guenons ne meritaient pas tel chatiment, il a commande un taxi,nous sommes donc arrivees en carosse dans leur superbe manoir... Nous accueille, Iris, femme de forte de tete, qui refuse categoriquement que nous portions nos enormes sacs jusqu'au 2eme etage... Nous avons beau insister, pretexter que ca nous fera les cuisse, elle ne veut rien entendre... On nous sert jus de groseille maison et cake aux carottes, vous pensiez si nous etions aux anges, nature sauvage, maison superbe, accueil charmant de Maki , elegante et distinguee, comme l'est son domaine, pleine d'histoires et pleine de vie, l'oeil qui petille, une ligne svelte, une beaute simple et nature, un gout exquis, en decoration comme en gastronomie (jus de groseille cake aux carottes, produits frais, dietetiques, le reve!), chaleur et bonne humeur, la maison des Mutsaars, c'est la maison du bonheur!!! On prend donc le gouter, discutons gaiement avec Maki et son mari  Thierry, gai, enjoue, dynamique, une armoire a anecdotes, un pannier a potins!!!On nous propose deux solutions pour nos chambres, soit separees, chacun sa piece, au premier etage, soit ensemble au deuxieme, avec petit salon attenant avec tele, home cinema, ordinateur. Ni une ni deux, on opte pour la deuxieme solution!!!! On s'installe donc, nous exclamons, nous rejouissons, ptits cris de souris et sauts de puces, on etait en mode spectaculaire, en mode extase! ( Il faut vous initier a l'histoire des modes: feu mon appareil photo, et le nouveau maintenant, ont diffrenets choix pour la prise de vue: naturel, standard, eclatant, sepia, noir et blanc. On a ajoute le mode spectaculaire qui n'existe pas dans l'appareil mais que nous avons introduit dans la vraie vie, ainsi que le mode extase. Donc les impressions sur le  voyage se partagent entre mode naturel, standard qui ne sont quasiment jamais utilises bien evidemments, et spectaculaires et extase qui predominent jusqu'ici.) On etait donc en mode spectaculaire et extase a la fois, il faut bien le dire. Le mode extase est tres Bourbon. Chere famille, c'est lorsque vous maman, toi christine, ou la boulette, secouez la tete doucement de droite a gauche, les yeux grands ouverts baignes d'admiration, la bouche mi-ouverte dans une expression beate, gobant mouches et insectes sans suffoquer le moins de monde (rien dans ces moments de planage total ne vous ferait dechanter, vous etes hauts, tres hauts, au dessus des nuages, assis a la droite de Dieu le pere) dites dans un souffle de bonheur et d'extase justement "qu'est ce que c'est beau..." Donc, les Mutsaars avaient un diner ce soir la, nous avons donc soupe en amoureuses, dans la salle a manger, les p'tits plats dans les grands, Iris au p'tit soins, qui m'apporte une clochette, en me disant de la sonner quand on a fini l'entree.... Evidemment nous ne sonnons pas, et ramenons nos assiettes a la cuisine. Iris rougit de colere et me  dit "no no no, por favor...", elle insiste, il faut qu'on la sonne!!! on la sonne donc, a chaque fois tres discretement, parce que c'est juste pas possible....On se fait apres une soiree ordi tele, puis on se couche, dans des draps de soie.....une nuit pleine de beaux reves....Le lendemain, petit dejeuner, croissants frais, toasts chauds, cafe au lait, cereales, fruits, yaourts, jus de fruits, c'etait buffet club med chez les Mutsaars... Maki anime tout cela, ecoute, raconte, echange, partage, bonheur....
On nous emmene au village, nous nous separons, c'est quart d'heure shopping car les guenons doivent s'acheter une tenue digne de ce nom pour le diner au resto du soir, et l'asado du lendemain... On revient a la maison, on dejeune (delicieux, le cul des abeilles, le petit jesus en culotte), puis Lolo, le gaucho-gardien de la ñusta (maison des Mutsaars) m'emmene pour une enorme balade dans les montagnes... Tout simplement magique, galop en pleine nature, escalade de la montagne audessus de la ñusta, grimpette a pied d'une autre pour voir une cascade de trois gouttes, on a vue des lapins des renards, et Lolo m'annonce que je peux prendre son cheval et emmener ma Lolo a amoi le lendemain toutes les deux toutes seules pour faire la meme balade!!! j'exulte et rentre puant le crottin, accueillie par Thierry qui m'engage expressement a prendre une douche avant qu'on parte tous au resto... Il nous emmene dans un super endroit au bord du lac, avec pour decor la lune, et les etoiles, tout ca au champagne, en merveilleuse compagnie, fan-tas-tique!

Le lendemain, asado prepare par Lolo le gaucho, la creme de la creme du coin, dont les Alvear, de la meme famille du president argentin, les p'tites guenons font tourner les cachuetes et le gancia, en bonnes jeunes filles bien eduquees. On nous donne les coordonnees du fils Alvear, 26 ans, galant, beau comme un gorille, il va faire visiter Buenos Aires aux p'tites guenons, et peut-etre chercher des poux a celle qui est celibataire, qui sait!

Le lendemain, au lever, apres p'tit dej club-med, on monte en selle, direction le sauvage, le haut, la montagne, le septieme ciel! deux heures de pas, trot, galop videos, photos, oh que c'est beau, mode extase, spectaculaire, tout a la fois.
On rentre et Maki et Thierry nous accompagnent tous les deux au terminal, et attendent qu'on soit montees pour partir, trop gentils, trop sympas, trop trop!!!!

Ce paragraphe est destine a Tante Ariane et Oncle Charles, Si vous rendez pas visite aux Mutsaars dans leur paradis andin, je m'epouille dans vos draps!