























Bien bien bien...Nous nous etions arretes au Bolson, les italiens, le frenchy, la croisiere s'amuse, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil!Nous nous sommes rendus, apres notre parenthese enchantee au Bolson, a Bariloche, avec toute la petite famille franco-italienne. Forte de mon mois passe en Patagonie avec Nicolas, je me suis improvisee guide touristique, sauf qu'au lieu d'expliquer "ici, un chalet suisse du 19eme siecle, la une cabane mapuche, la bas le cerro campanario" je ponctuais nos visites de "et avec Nico on a fait ci, et avec Nico on a fait ca, on a campe ici, on a marche la, etc etc"...Pour le plus grand bonheur de toute la petite troupe, pas du tout excedee par mes commentaires pleins de nostalgie....Nous nous sommes arretes dans le super hostel tout en bois de la Bolsa, avons dine dans un restaurant francais ou comme dirait guillaume qui vient du sud, a chaque coup de fourchette on avait l'impression de "bouffer le cul d'une abeilleu", on a eu la traduction en plus distingue par Laurence: "c'est du p'tit Jesus en culotte de velours..." festival d'expressions, echange de culture, de traditions, les voyage forment la jeunesse!Nous avons fait la route des septs lacs en voiture, nous sommes promenes, avons escalade le cerro campanario d'ou nous avons pu apprecier une vue imprenables sur un veritable labyrinthe de lacs et de montagnes, bref on a profite! Je me suis fait au passage MORDRE par une abeille, et oui, ici, elles ne piquent pas, elles mordent, les vicieuses! Non contentes de deverser leur venin, elles repartent avec un cadeau de la maison, le petit bout de chair.... Peut-etre elles aussi utilisent l'expression "on a l'impression de bouffer le cul d'un humain...". Ah mais d'ou vient cette manie que l'on a de personifier les petites betes lorsque l'on est Argentine??? Lorsque j'etais a Villa la Angustura, mes deus ex-colocs vegetariennes avec lesquelles je ne me suis finalement pas installee m'avaient aussi tenu ce langage: "Ici, on est amoureux de la nature, les insectes, les abeilles, les guepes, lorsqu'elles rentrent dans la maison, on ne les tue pas, on les invite a sortir..." Apres vous madame! Est arrive enfin le jour tant redoute de la separation, qui coincidait pile avec celui ou j'ai recu le colis de noel de mes c hers parents, foie gras, jurancon, creme d'asperge et chocolats....On s'est donc quitte dans les regles de l'art apres un apero gastronomique a 1h de l'apres-midi, juste avant que Boulette et moi prenions le bus qui allait nous emmener au pays enchante, a san Martin de los andes, dans le monde merveilleux des merveilleux Mutsaars....On s'est quitte, on a pleure, mouche, secoue fichus blancs, arivederchi, aurevoir, adiou! MAIS grace a facebook, le contact est maintenu, et on s'envoie des petites pensees les uns aux autres en se taggant allegrement!Nous sommes donc arrivees, nostalgiques mais impatientes, a la gare omnibus de San Martin de Los Andes, ou nous attendait Thierry, dans toute sa superbe, au volant d'une R19 completement deglinguee.... Son 4x4 venait de le lacher, et on lui avait prete celle-ci... conscient que les petites guenons ne meritaient pas tel chatiment, il a commande un taxi,nous sommes donc arrivees en carosse dans leur superbe manoir... Nous accueille, Iris, femme de forte de tete, qui refuse categoriquement que nous portions nos enormes sacs jusqu'au 2eme etage... Nous avons beau insister, pretexter que ca nous fera les cuisse, elle ne veut rien entendre... On nous sert jus de groseille maison et cake aux carottes, vous pensiez si nous etions aux anges, nature sauvage, maison superbe, accueil charmant de Maki , elegante et distinguee, comme l'est son domaine, pleine d'histoires et pleine de vie, l'oeil qui petille, une ligne svelte, une beaute simple et nature, un gout exquis, en decoration comme en gastronomie (jus de groseille cake aux carottes, produits frais, dietetiques, le reve!), chaleur et bonne humeur, la maison des Mutsaars, c'est la maison du bonheur!!! On prend donc le gouter, discutons gaiement avec Maki et son mari Thierry, gai, enjoue, dynamique, une armoire a anecdotes, un pannier a potins!!!On nous propose deux solutions pour nos chambres, soit separees, chacun sa piece, au premier etage, soit ensemble au deuxieme, avec petit salon attenant avec tele, home cinema, ordinateur. Ni une ni deux, on opte pour la deuxieme solution!!!! On s'installe donc, nous exclamons, nous rejouissons, ptits cris de souris et sauts de puces, on etait en mode spectaculaire, en mode extase! ( Il faut vous initier a l'histoire des modes: feu mon appareil photo, et le nouveau maintenant, ont diffrenets choix pour la prise de vue: naturel, standard, eclatant, sepia, noir et blanc. On a ajoute le mode spectaculaire qui n'existe pas dans l'appareil mais que nous avons introduit dans la vraie vie, ainsi que le mode extase. Donc les impressions sur le voyage se partagent entre mode naturel, standard qui ne sont quasiment jamais utilises bien evidemments, et spectaculaires et extase qui predominent jusqu'ici.) On etait donc en mode spectaculaire et extase a la fois, il faut bien le dire. Le mode extase est tres Bourbon. Chere famille, c'est lorsque vous maman, toi christine, ou la boulette, secouez la tete doucement de droite a gauche, les yeux grands ouverts baignes d'admiration, la bouche mi-ouverte dans une expression beate, gobant mouches et insectes sans suffoquer le moins de monde (rien dans ces moments de planage total ne vous ferait dechanter, vous etes hauts, tres hauts, au dessus des nuages, assis a la droite de Dieu le pere) dites dans un souffle de bonheur et d'extase justement "qu'est ce que c'est beau..." Donc, les Mutsaars avaient un diner ce soir la, nous avons donc soupe en amoureuses, dans la salle a manger, les p'tits plats dans les grands, Iris au p'tit soins, qui m'apporte une clochette, en me disant de la sonner quand on a fini l'entree.... Evidemment nous ne sonnons pas, et ramenons nos assiettes a la cuisine. Iris rougit de colere et me dit "no no no, por favor...", elle insiste, il faut qu'on la sonne!!! on la sonne donc, a chaque fois tres discretement, parce que c'est juste pas possible....On se fait apres une soiree ordi tele, puis on se couche, dans des draps de soie.....une nuit pleine de beaux reves....Le lendemain, petit dejeuner, croissants frais, toasts chauds, cafe au lait, cereales, fruits, yaourts, jus de fruits, c'etait buffet club med chez les Mutsaars... Maki anime tout cela, ecoute, raconte, echange, partage, bonheur....
On nous emmene au village, nous nous separons, c'est quart d'heure shopping car les guenons doivent s'acheter une tenue digne de ce nom pour le diner au resto du soir, et l'asado du lendemain... On revient a la maison, on dejeune (delicieux, le cul des abeilles, le petit jesus en culotte), puis Lolo, le gaucho-gardien de la ñusta (maison des Mutsaars) m'emmene pour une enorme balade dans les montagnes... Tout simplement magique, galop en pleine nature, escalade de la montagne audessus de la ñusta, grimpette a pied d'une autre pour voir une cascade de trois gouttes, on a vue des lapins des renards, et Lolo m'annonce que je peux prendre son cheval et emmener ma Lolo a amoi le lendemain toutes les deux toutes seules pour faire la meme balade!!! j'exulte et rentre puant le crottin, accueillie par Thierry qui m'engage expressement a prendre une douche avant qu'on parte tous au resto... Il nous emmene dans un super endroit au bord du lac, avec pour decor la lune, et les etoiles, tout ca au champagne, en merveilleuse compagnie, fan-tas-tique!
Le lendemain, asado prepare par Lolo le gaucho, la creme de la creme du coin, dont les Alvear, de la meme famille du president argentin, les p'tites guenons font tourner les cachuetes et le gancia, en bonnes jeunes filles bien eduquees. On nous donne les coordonnees du fils Alvear, 26 ans, galant, beau comme un gorille, il va faire visiter Buenos Aires aux p'tites guenons, et peut-etre chercher des poux a celle qui est celibataire, qui sait!
Le lendemain, au lever, apres p'tit dej club-med, on monte en selle, direction le sauvage, le haut, la montagne, le septieme ciel! deux heures de pas, trot, galop videos, photos, oh que c'est beau, mode extase, spectaculaire, tout a la fois.
On rentre et Maki et Thierry nous accompagnent tous les deux au terminal, et attendent qu'on soit montees pour partir, trop gentils, trop sympas, trop trop!!!!
Ce paragraphe est destine a Tante Ariane et Oncle Charles, Si vous rendez pas visite aux Mutsaars dans leur paradis andin, je m'epouille dans vos draps!
coucou Anne, Je viens de tout lire et ta description des bourbon, la bouche ouverte m'a tellement fait rire que j'en pleure encore !!! Je t'embrassse. Hugues
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